• Les vents du Sud.

     

     

     

     

     

     

    Comme le marinier , que le cruel orage

     

    Comme le marinier , que le cruel orage

    A longtemps agité dessus la haute mer ,

    Ayant finalement à force de ramer

    Garanti son vaisseau du danger du naufrage ,

     

    Regarde sur le port , sans plus craindre la rage

    Des vagues ni des vents , les ondes écumer ;

    Et quelqu'autre bien loin , au danger d'abîmer ,

    En vain tendre les mains vers le front du rivage :

     

     

    Ainsi , mon cher Morel , sur le port arrêté ,

    Tu regardes la mer , et vois en sûreté

    De mille tourbillons son onde renversée :

     

    Tu la vois jusqu'au ciel s'élever bien souvent ,

    Et vois ton du Bellay à la merci du vent

    Assis au gouvernail dans une nef percée.

     

    Joachim du Bellay , "Les regrets".

     

     

     

     

    « Au bord de l'étang salé.Fenêtres sur mer...........et images du phare. »

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